[AlterEgo 2009] Le journal de Séléna

Portrait de Caitline

"Je me prénomme Séléna, née un 8 février, il y a une vingtaine d'années, je suis Grecque et esclave de Sogdianès le chef Perse des Immortels, je n'ai que peu de souvenirs de ma vie passée...
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Mais je me trouve dans le camp des Perses, je n'y connais qu'une personne et c'est mon Maître. J'erre dans l' Oasis, presque toujours en suivant mon Maître que je me dois de protéger et de servir, quand plusieurs personnes viennent me trouver afin de me parler, je reste sur place, dans le couloir, n'ayant pas ma place chez Alexandre, menant aux appartements du Grand Roi, car mon Seigneur y est, pour assister à la mort d'alexandre le Grand et je me dois de l'attendre. Le médecin grecque et le soldat m'ayant parlé de similitudes avec l'épouse décédée d'un de ses amis dans un incendie pour le médecin et d'un champ de bataille pour le soldat 8 ans auparavant, mais voyant que j' ignore de quoi ils parlent, me laissent et s'éloignent en me promettant de revenir me parler.
Soudain, les Immortels gardant la porte royale, nous repoussent à l'opposé du couloir, je jette un oeil, et vois la scène suivante, plein de personnes autour du chevet, qui ne montre plus qu'un corps, j'entends les cris et pleurs pendant que les gardes nous forcent à reculer encore plus loin, je tente bien d'en défier un du regard en ne bougeant pas et le regardant droit dans les yeux, mais lorsqu'il me montre son arme longue en grognant, j'obéis sans discuter.
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Un Bacchante, vénérant Dionysos comme chacun le sait, arrive devant les gardes et demande s'il peut obtenir une audience auprès du Roi, mais je lui dit, sachant que les Immortels ne répondraient pas, avec une tonalité de tristesse dans la voix, je lui dit: - Alexandre le Grand, n'est plus. Les gardes, à ces mots, nous ont fait rentré de force et agenouillés dans le couloir, ils nous ont fait signe de nous taire, j'ai peur, j'espére qu'ils ne diront rien de cela à mon Maître, et j'attend, passe alors une dizaine de minutes, la foule arrive, crie et pleure à l'annonce du décès du Grand Alexandre, à la porte où nous sommes pour demander des nouvelles du Roi, et de l'autre côté, Sogdianès arrive assez rapidement pour parler à ses gardes, ils font rentrer quelques personnes proches du défunt et les autres qui se trouvaient au chevet commencent à repasser devant nous pour sortir, le Bacchante et moi regardons les gardes, puis Sogdianès et partons. Malgré ma servitude et mon devoir de protection, je m'éloigne de mon Maître, sachant qu'il ne risque rien avec ses gardes.
Je retourne au camp Perse pour attendre le retour de mon Seigneur, qui arrive peu de temps après, je demande à lui parler, il accepte, nous nous rendons à l'écart et je sors un message de ma bourse, j'ignore comment ce papier est arrivé en ma possession, cependant je lui révèle que ce message le concerne peut-être ou qu'il me concerne mais que dans tous les cas, ça le regarde, vu que c'est mon Maître, qu'il a un droit de regard sur tout et que c'est à lui de prendre les décisions me conçernant. Il lit le message, tout aussi incompréhensible pour lui que moi et le garde, je lui fais part, qu'il m'a dit un jour qu'il parlerait du message à Autophradatès et à Amidméphès, il me dit, surpris: -j'ai dit ça moi?, -oui. Je le regarde dans les yeux, malgré ma condition. Un ordre arrive: -va au camp et attends-y moi, je dois retourner aux appartements du Roi. J' incline la tête sans mot dire et obéis, il garde mon message et s'éloigne. Je rentre sous la tente des Perses, m'assois dans un coin et patiente, les personnes présentes discutent, cela m'ennuie, mais j'écoute d'une oreille distraite, et au bout d'un long moment, n'ayant pas ma place dans leurs débats, je me lève et vais faire un tour sur la place générale.
Je me retrouve, dans la foule, surveillant mes arrières, tout de même, la nuit peut être traître, et j'avance vers l'auberge, je regarde qui s'y trouve, je laisse trainer mes oreilles, mais non, décidément, il n'y a rien à apprendre ici, à moins que les personnes aient changés de sujet quand elles m'ont vu errer dans le coin. Je ressors, dépitée de n'avoir pu saisir quelque conversation intéressante, j'apperçois des personnes au temple de Dyonisos, ils discutent et boivent, mais je préfère m'éloigner et rentrer au camp, de crainte que mon Maître ne soit de retour et qu'il constate ma désobéissance. Je rentre sous la tente et le vois du coin du regard, je ne dis rien et m'asseois au sol près de lui Le temps passe, les Perses discutent, et je n'ai pas d'autre choix que de rester là, car pour rien au monde, je ne me risquerai à briser la conversation pour demander à parler à mon Maître ou me lever sans permission.

Sogdianès, après un long moment de discussion, se lève, je fais de même, il sort de la tente, moi aussi; il se retourne et me dit qu'il doit aller au conseil royal et donc qu'il ne pourra pas parler du message à Amidmèphès et Autophradatès, donc il me rend mon message et m'ordonne d'aller leur en parler moi-même car il n'aurait pas le temps ce soir. Je prend le papier et vais m'asseoir auprès d'Autophradatès, je remarque l'absence d' Amidméphès mais qu'à cela ne tienne, je lui parlerai plus tard. Je demande à Autophradatès, avec tout le respect qu'il dégage et mérite si je peux lui parler en privé, ce à quoi il me répond que je peux parler devant les personnes présentes; j'hésite mais les ordres sont clairs alors j'insiste: -C'est sur ordre de Sogdianès que je dois vous parler en privé, -Ah ben, si c'est sur ordre de Sogdianès, sortons! Nous nous dirigeons vers le braséro, et je lui tend le message: -Mon Maître m'a dit de vous en parler moi-même car il n'a pas le temps de le faire en ce moment et que c'est peut-être important, je devais aussi en parler à Amidméphès en même temps, mais il n'est pas là. Autophradatès s'approche du braséro, il commence à lire, je me tais pour ne pas le perturber. -D'où sort ce message? -Je l'ignore, je l'avais dans mes affaires, mais comme je n'ai plus aucun souvenir d'avant ces trois derniers jours, je ne peux pas vous répondre. -Amidméphès est occupé, je lui en parlerai. Il me laisse devant le braséro, en emportant le message. Je me dirige donc vers le couloir menant aux appartements du Roi, je le remonte et un garde chargé de la protection me demande de reculer entre les deux lumières situés plus loin de la chambre. J'essaie de protester, il sort son épée et m'ordonne de remonter: -je dois parler à mon Maître, je vous en prie. Le garde m'enpoigne et m'emmène jusqu'à la lumière, son épée, toujours à la main, je me laisse donc faire et m'asseois en face de la lumière la plus proche des appartements du Roi. J'ignore pourquoi mais je n'arrive pas à m'approcher à moins d'un mètre des feux et torches de l'Oasis, cela m'intrigue mais je dois vivre avec. Tiens, j'entends des pas remonter du conseil, je me relève et vois mon Maître, je lui emboite donc le pas.
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Nous rentrons au camp Perse, je n'ai pas le temps de dire que j'ai été parlé à Autophradatès car ce dernier qui se trouve seul sous la tente s'en charge dès que nous nous asseyons, au sol pour ma part et sur un fauteuil pour mon Seigneur et Maître. -Ta servante m'a remis le message, ce qui est étrange, c'est qu'elle ne sache pas d'où il vient. Tous deux me fixent du regard, je reste silencieuse en tentant d'éviter de les regarder dans les yeux. Ils discutent à nouveau, suite au conseil royal et je sors discrètement pour aller me coucher, car moins j'en entends et mieux je me porterai, au cas où des personnes malveillantes me tortureraient pour avoir des informations, cependant j'aurai bien ri sous cape, la torture ne me fait rien, et j'aurai pu leurs raconter plein de choses inutiles en leurs faisant croire que c'était vrai, ensuite j'aurai pu donner les descriptions des personnes m'ayant torturés et quelles questions ils m'avaient posé... mais je suis arrivé à mon lit, alors je me couche et dors.

Au petin matin, je m'éveille, je repense aux personnes qui ont l'air de me connaître, il faut que je leur reparle, c'est certain, mais il est temps pour moi de retrouver mon Maître, j'avise la tente du campement, mais il n'est pas là, alors je me rend à l'auberge afin de prendre mon petit déjeuner. J'ai la stupeur d'apprendre que les Immortels ont encerclé l'Oasis dans la nuit, et ne partiront que lorsqu'ils auront le coupable du décès d'Alexandre. Une femme s'approche de moi, elle est vêtue d'une tunique bleue et demande à me parler, j'accepte et nous nous asseyons à une table au milieu de l'auberge. Elle a un air mystérieux qui laisse planer un doute sur son honnêteté, mais elle me parle et dit qu'elle a fait un rêve à mon sujet, mais il est tôt, il y a des personnes qui discutent fort, alors je ne retiens pas trop ce qu'elle me raconte, à dire vrai, je m'en méfie, quelque chose dans son attitude m'inquiète, mais je parviens pas à cerner ce que cela est. Je la remercie et m'éloigne d'elle quand un indien m'interpelle pour me parler à son tour, nous nous dirigeons alors vers une table et il m'explique que leur chef voudrait me parler pour m'aider à savoir qui je suis, le problème c'est qu'ils ont une réunion et que je n'ai pas la moindre idée de qui est son chef alors nous nous quittons quand une troisième personne demande à me parler, j'accepte et me dit que je ne vais jamais réussir à sortir de cette fichue taverne. Cette personne est un homme, il s'agit de l'astrologue Perse Ornicar. Il me dit qu'il a vu que j'étais du côté des Dieux, voir même l'incarnation d'un Dieu, je l'observe en me disant qu'il est peut-être fou, je suis juste une humaine, enfin je crois, cette amnésie me dérange, qui suis-je au final? Et pourquoi plein de personnes me connaissent alors que moi je ne reconnais personne?
Nous discutons encore un moment, pendant lequel je lui explique que j'ignore tout de mon passé hormis ces trois derniers jours, mais lui promet que je lui raconterai mon identité si j'arrive à le savoir d'une façon certaine et qu'il faut que je m'en aille retrouver mon Maître.
Je me dirige vers la sortie de l'auberge et je vois arriver mon Maître dans ma direction, il vient prendre son repas du matin, alors, pour finir je m'adosse au mur près de sa table en réfléchissant sur tout ce que les gens semblant me connaitre m'ont dit, qu'ils l'aient vu dans les astres, en rêve ou qu'ils l'aient vécus. Pendant que je médite et que j'observe les allées venues des gens afin de protéger Sogdianès, ce dernier se retourne et me demande si j'ai déjeuné, je réponds que oui, et il reprend sa discussion.
La fin de leur petit déjeuner arrive assez rapidement, et il se lève pour sortir de l'auberge, je lui emboite le pas en silence, nous traversons l'Oasis toujours sans mot dire et arrivons en vue de notre campement. Sogdianès prend gravement la parole: -j'espère pour toi que tu ne me mens pas quand tu dis que tu ne te souviens de rien. -Quel intérêt aurais-je à le faire? Demandais-je d'une voix tendue, - ben justement, j'en sais rien. Il avance et rentre sous la tente pour prendre place sur un tabouret, je m'asseois près de lui sur les peaux se trouvant sur le sol. La conversation file bon train, ils discutent de la descendance devant prendre place sur le trône, moi, j'écoute d'une oreille distraite, j'hésite à me lever sans demander l'autorisation à mon maître pour partir du campement. Il me regarde, alors: -puis-je disposer Seigneur? Il donne son accord d'un signe de tête, je me lève et sors; je sais qu'il faut que je trouve le médecin Grec, il faut que j'en sache plus sur moi. Le voilà, je le vois passer sur la place principale, je vais donc le voir et demande si je peux lui parler afin qu'il m'explique qui, d'après lui, je pourrais être. Il me fait signe d'approcher et nous prenons place sur un banc afin de parler plus tranquillement. Il me raconte qu'il a connu, il y a des années, une femme mariée à un de ses amis, et qu'il ne parvient pas à s'expliquer qu'il revoit aujourd'hui la même personne, avec le même prénom, la même apparence alors que cette femme a péri dans un incendie. J'accuse le coup et digère la nouvelle comme je le peux, moi, morte dans un incendie? Impossible, jamais je ne me suis sentie aussi vivante que maintenant, et pourtant, il a l'air sérieux et sincère, mais, si j'ai effectivement péri dans un incendie, comment je peux être dans ce monde? Il faut absolument que je retrouve la mémoire, ça commence à devenir pénible, les personnes évoluant dans cette Oasis en connaissent plus que moi sur ma propre personne, c'est un comble.
Justement, le médecin m'ayant laissé digéré ce qu'il a dit, ajoute, que si je suis d'accord, il peut entreprendre avec un autre médecin Grec, un rituel qui peut fonctionner, ce qui me rendrait mes souvenirs, mais qu'il ne ferait rien sans l'accord de mon Maître, il me demande d'aller lui en parler et de revenir le voir. Encore abasourdie, je répond par un signe de tête et retourne en marchant, car bien que je le voudrai, je ne peux pas courir, au camp Perse. Je tenterai de comprendre pourquoi je ne peux pas courir plus tard, j'ai plus important à régler. Sur la route, je me stoppe butalement, je pense avoir compris pourquoi j'ai peur du feu, cela peut être à cause de l'incendie... Enfin, je verrai plus tard si je retrouve la mémoire.
Je rentre sous la tente, sans un mot, constate que les Perses ont de la visite, les princesses sont là, je vais prendre place, non loin de Sogdianès. Je voudrai couper l'entretien, pour parler à mon Maître, mais ne voulant pas subir de remontrances, ou pire châtiment, j'attend tranquillement et en profite pour réfléchir.
Au bout d'un moment, les princesses s'en vont, Sogdianès les salue, et au moment où je vais prendre la parole, le médecin Grec, ayant patienté dehors en attendant que les princesses repartent, demande à parler à mon Maître, je sais ce qu'il veut, mais je n'ai pas pu aller le voir, n'ayant aucune nouvelle à lui faire part.
Il se présente, et obtient l'autorisation de prendre place, je regarde mon Maître rapidement, qui me regarde à son tour, je baisse alors la tête.
Le médecin prend la parole, regarde Sogdianès et explique qu'il a peut-être une solution en effectuant un rituel avec un autre médecin, pour m'aider à retrouver la mémoire, mais qu'il souhaite d'abord obtenir son autorisation. J'attend, crispée, craignant que mon Maître ne refuse, mais il accepte, si je suis d'accord pour retrouver mes souvenirs, car pour lui, je ne suis pas heureuse, comme il le déclare au médecin et que cela irait sans doute mieux si je connaissais mon passé. Le médecin, demande comment je suis devenue l'esclave du chef des Immortels, et Sogdianès répond en me regardant: -c'est elle qui m'a trouvé, il n'est pas dans ma nature d'avoir des esclaves. Le médecin remercie et s'en va. Je le regarde s'éloigner, en me disant que dans quelques heures, je saurai enfin qui je suis, si le rituel fonctionne.
Bientôt s'en suivi l'heure du repas, mais avant de me rendre à la taverne, je demande à parler à mon Maître, qui concède à ma requète. Je lui explique que le médecin qui est venu m'a parlé plusieurs fois, et que d'après lui, je suis une jeune femme qui a péri dans un incendie, et que je suis marié à l'un de ses amis. Sogdianès hoche négativement la tête. -Non, tu n'es pas cette femme, il se trompe... Tu es autre chose... Je le suis jusqu'à la taverne, puis, une fois servie, j'opte pour manger mon repas sur la place principale.
Puis je me dirige vers mon campement, passant devant le campement des Egyptiens, je ne peux résister à l'envie de laisser trainer mes oreilles près des fenêtres, hélàs, je ne perçois presque rien et peu de temps ensuite, ils sortent de chez eux et me voient devant leurs fenêtres, l'un d'eux dit: -alors, on écoute aux portes? Puis ils s'éloignent.
En passant devant leur porte, je constate qu'il n'y a plus personne, et continue ma route.
De retour chez les Perses, Sogdianès sort de la tente et me croisant, sans un regard, se dirige dans le couloir menant chez le défunt Roi. Je le regarde partir, me disant qu'il doit surement y avoir un conseil devant se dérouler, inutile que je le suive, de toutes façons, les gardes m'empêcheront de rentrer pour rester près de lui.
Que faire? Je n'ai pas reçu d'ordre, alors je vais retourner me balader.
Je passe à nouveau devant le lieu des Egyptiens, et l'un d'eux qui est seul à l'intérieur, me dit d'entrer, car il souhaite me parler. Je cache ma stupeur, en retirant mes sandales et prend place sur un fauteuil qu'il me désigne. J'attend qu'il me dise ce qu'il désire en le regardant, mais je ne suis pas très à l'aise, je me demande si cela concerne le fait que j'écoutais aux fenêtres mais cela est tout autre, il souhaite savoir pourquoi on me voit partout depuis des années, déconcertée, je lui réponds que j'ai perdu la mémoire et que j'ignore de quoi il parle. Il me demande de prendre une arme en main, pour me piquer le bout d'un doigt, pour savoir ce que je suis, je réplique que j'ai un problème avec les armes, il me propose une aiguille, je refuse, ne sachant pas ce qu'il fera de ce sang, il me dit que si je veux, j'essuyerai l'arme ou l'aiguille. Je déclare que je ne me souviens que de ces trois derniers jours et que je dois m'en aller trouver une personne et que je reviendrai peut-être lui parler. Sur ce, je remet mes sandales et m'en vais, bien décidée à voir le médecin Grec pour savoir quand je pourrais vivre le rituel.
Le Grec me dit qu'il lui faut un moment afin de pouvoir disposer de l'autre médecin et qu'il viendra me trouver quand tout sera prêt.
Je parcours la route jusqu'aux appartements du défunt Alexandre, où là encore les gardes me demandent de garder mes distances avec l'entrée. Je leur demande si mon Maître s'y trouve, ils me disent que oui. J'attend dans ce couloir froid, Sogdianès finit par sortir, je le suis et dit que le rituel n'a pas encore été fait car le médecin doit pouvoir disposer de la disponibilité de l'autre médecin Grec.
L'ayant tenu au courant, je retourne à la place principale, passant en trombe devant chez les Egyptiens, ne voulant pas m'arrêter pour qu'ils aient une chance de me convaincre de me piquer.
Mais les Immortels ont réussi à entrer dans l'Oasis, ils arrivent à l'entrée du couloir menant chez les Perses et aux Appartements, leur leader dit: -ils sont coincés comme des rats. , je pressens un combat imminent, et tente de passer malgré les Immortels, ils me repoussent, je jette un regard noir à l'un d'entre eux, qui me laisse me faufiler. Les Immortels n'en peuvent plus d'attendre après un nom et veulent faire justice eux-mêmes, le combat commence, je m'angoisse pour Sogdianès, je surveille de loin, prête à repousser les Immortels afin de prendre des coups à sa place pour le protéger, il ne faut pas qu'il meurt. Au bout d'un moment, les Immortels sont repoussés à l'entrée de l'Oasis par les Grecs, et tout le monde souffle, et part reprendre ses activités.
Bonne nouvelle, arrivée sur la place, le médecin me dit que tout est prêt, dans le doute sur leur sincérité, bien qu'ils soient Grecs et donc des miens, car ils peuvent être manipulés pour me faire du mal, alors je vais voir la grande prétresse Perse, pour lui demander de venir assister au rituel qui doit me rendre la mémoire, elle accepte car Ornicar lui a parlé et lui a dit que je viendrai peut-être des Dieux, sinon, elle ne serait pas venue pour assister au recouvrement des souvenirs d'une esclave.
Les médecins acceptent sa venue, et nous nous dirigeons vers le temple.
Nous rentrons, face à la porte, se trouve un autel, où se trouvent une dizaine de petites statuettes, des bougies et d'autres choses.
La grande prétresse se met à droite de l'autel, le médecin m'ayant parlé de cette possibilité, se trouve derrière moi et le second médecin se trouve à ma gauche.
J'ai peur, je fixe l'autel, pendant que le médecin qui officie remplit une tymbale d'eau. Il me dit de me laver les mains au dessus du sol et de boire le reste dans son intégralité. J'avale doucement, l'eau est froide, et j'ai sous-estimée la contenance de la tymbale, il y en a beaucoup.
Il me dit de reposer la tymbale sur l'autel, ce que je fais, je me redresse et reste droite face à l'autel, je n'ai pas trop bougé depuis mon entrée au temple. Il sort un canard et l'égorge puis me demande de défaire une corde qui a un gros noeud, lentement mais surement, je parviens à le dénouer.
Soudain, un mur de feu enferme le temple, une flèche frappe l'esprit de la prétresse et de l'officiant. Une biche sort du feu, s'avance vers moi et me lèche la main.
Le feu disparait, la biche également et les flèches repartent vite, à tel point que l'on peut se demander si nous n'avons pas révé cette scène, mais peu de temps après la mémoire me revient, tout, je me souviens de tout, je sais qui je suis, dans les moindres détails.
Ma mémoire, enfin, je remercie les médecins Grecs, leur vouant une immense reconnaissance, je jure de leur raconter mon passé, mais il faut que je fasse le point sur mes souvenirs, alors, je vais à l'écart, en direction du campement, je m'installe derrière la tente.

Voici mon passé:

Je suis une jeune femme d'une vingtaine d'années, et je me trouve à Ephèse, je suis fleuriste, au marché de cette ville, le soleil est présent et des plus agréables lors de cette journée. Mais aujourd'hui, je me balade dans la ville. A droite et à gauche, les autres étalages des marchands et artisans présentent de quoi satisfaire tous les désirs, des fruits, baumes, bijoux, poissons, étoffes, assiettes, amphores, coupes... Les trésors sont partout, et je me trouve au bras d' Erostrate, je pense rapidement à mon père et me dit qu'il serait heureux de me savoir là.

Plus tard, me dirigeant, vers le temple, ployant sous le poids des fleurs et offrandes, je parvient difficilement au temple mais j'y arrive et je dispose les fleurs comme j'en ai l'habitude, puis je m'occuperai des offrandes si j'en ai le temps.
Soudain, le temple prend feu, je cherche mon mari qui a mis le feu au temple pour je ne sais plus quelle raison, le grondement sourd des flammes est plus assourdissant que ce je n'ai jamais entendue, les flammes montent et roulent autour de moi dans une chaleur insupportable, je suis certaine de ne pas m'en sortir, je suffoques, j'ai les yeux qui piquent et mes cheveux qui brûlent pour se consummer rapidement, je crie mais personne ne vient me sauver, j'ignore comment je vais sortir de là, j'espère que les Dieux auront pitié, je vais mourir en ayant voulu tirer mon mari de cet enfer... Il me semble devoir l'y rejoindre.

Je suis dans un jardin, j'ignore comment je suis parvenue jusqu'ici mais je sais ce que je dois y faire, je traverse ce jardin, frais, fleuri sans connaitre la moitié des plantes y poussant, mais je continue à suivre un chemin menant à un jeune homme en train de jouer avec des chevaux et des soldats de bois: je lui déclare ceci: -jeune Seigneur, le Seigneur votre père est rentré. Puis je m'en vais subitement.

Dans une nuit bizarrement trop éclairée par des torches gigantesques, j'attend, patiente, que Sogdianès et d'autres Immortels chargent, je pointe alors du doigt, un petit affrontement, certaine qu'il comprendra.

Ensuite je me trouve devant une grande maisonnée, je pousse la porte et rentre, je marche jusqu'à une pièce, munies de multiples lampes à l'huile. Je m'arrête et tousse pour m'annoncer au Seigneur qui, un verre à la main, regarde la lune par la fenêtre. C'est avec une voix rauque, contrairement à d'habitude que je lui déclare: ... -Ton père ne verra pas la nouvelle lune... Le temps qu'il se retourne, j'ai déjà disparue, mais je sais qu'il m'a entendue.

Je me trouve derrière une tenture, de l'autre côté, ils sont plusieurs... Différents bruits me parviennent, un liquide versé, vaisselle qui claque, un fruit dans lequel on croque, une voix sachant se faire obéir... Et un courant d'air fait bouger la tenture derrière laquelle je me cache, devant moi, se trouve Sogdianès qui monte la garde, il me regarde les yeux écarquillés, je pointe alors le doigt vers une coupe très ouvragée, contenant un vin des plus capiteux, la coupe est à portée de main d'un homme qui va la boire mais cela ne me concerne déjà plus, je me redissimule derrière la tenture en tentant de m'y enfoncer, me collant le plus possible au mur.

Des sabots frappent le sol en cadence, des cris, javelines qui fendent l'air, hurlements de douleur, poussière, pierre qui roule sous me sandales, hennissement des chevaux, des ordres sont lancés et des armes s'entrechoquent. J'ignore comment je viens d'apparaitre dans ce nouvel endroit et me le demande, quand surgissant de nulle part, un cavalier, monté sur un gigantesque cheval qui se cabre et l'homme finit au sol tant il est désarçonné par sa monture. Je me dirige vers lui, en murmurant un faible -désolée et lui tend une main pour l'aider à se relever. Ivre de colère, il me frappe violemment, le coup m'ébranle mais je n'ai aucune marque, je ne peux pas rester là, je dois retrouver mon Seigneur, et dans une telle mélée, cela ne sera pas une mince affaire...

Tiens, maintenant, je suis entre deux mondes, oui, au pays de la mort, dans le monde à la fois des Limbes, des Esprits, des Morts, des Ames, je glisse entre les différents voiles de cet Autre Monde, j'entend deux femmes discuter de la perte d'un enfant ajoutant qu'en perdre un, c'est se perdre, un peu, soi-même, quant à l'autre, elle lui annonce que c'est son enfant qui l'a perdu, rongé de l'intérieur, mais que c'est de sa faute et qu'il ne perd rien pour attendre le Seigneur Pe... Mais déjà je m'éloigne et ne peux en saisir davantage.

Donc ceci est mon passé, très bien mais qui suis-je? Je vais vous le dire, je suis une personne décédée dans un incendie, une déesse, du nom d' Artémis, la déesse de la chasse, trouvant que je suis morte injustement pour sauver une personne, me donne la vie éternelle, je ne peux pas mourir et je ne sens pas la douleur lors des coups et elle fait de moi sa messagère, afin de protéger et de servir un Seigneur: Sogdianès, chef Perse des Immortels. Artémis a parlé de la Dame de Samothrace, qui voudrait faire tuer un Seigneur mais étant donné que deux Seigneurs sont nés le même jour, si quelqu'un en protège un, elle ne pourra pas le trouver et fera tuer l'autre.
A priori, voilà, comment je me suis trouvée dans tous ces endroits après ma mort, étant une messagère, je suis certainement capable d'aller où bon me semble.

Je vais aller voir mon Maître, je me rend aux Appartements, mais la réunion n'est pas achevée et les gardes me disent de quitter l'entrée, je m'en vais donc, ayant pour projet de parler de mon passé aux médecins Grecs; passant devant chez les Egyptiens, je jette un coup d'oeil dans la pièce, ils sont trois à l'intérieur et me persuadent de rentrer chez eux, je retire mes chaussures et prend place parmis eux, ils me demandent de me piquer au bout de la pointe d'un compas, car ils voudraient savoir ce que je suis, car d'après eux, je ne suis pas humaine, j'ignore comment ils ont su cela et je ne veux pas le savoir, ils me disent que je pourrais emporter le compas si je n'ai pas confiance, mais je refuse à nouveau, je n'ai pas confiance, car rien ne prouve qu'une fois cela fait, ils ne me reprennent pas de force le compas, ou bien se servent de moi pour de noirs desseins...
Je m'esquive, remet en vitesse mes sandales, et m'en vais trouver le médecin Grec, ayant confiance en lui, car grâce à lui, je sais qui je suis et je connais mon passé, et qu'en plus, il est Grec comme moi, il saura me dire quoi faire.
Je lui explique que les Egyptiens m'ont demandé une première fois, de me piquer le doigt sur la pointe d'une arme ou d'une aiguille, afin de savoir ce que je suis, mais que j'ai refusé, et qu'il n'y a pas dix minutes, ils ont retentés de me convaincre.
Il détecte un possible danger, me dit de rester sur la place et me demande où se trouve mon Maître, je répond qu'il était aux Appartements pour le Conseil mais qu'il est peut-être revenu au camp Perse. Il s'éloigne à grands pas, l'air inquiet, me laissant au centre de la place. Pour passer le temps, j'entâme une discussion sans importance avec une autre jeune femme, sans pouvoir la finir, car tout aussi rapidement qu'il était parti, le Grec revient, accompagné de mon Maître qui m'ordonne: -suis-moi, tu es en danger. Le Grec reste là et je suis rapidement mon maître au campement Perse. Arrivés sur place avec Sogdianès, Autophradatès et d'autres Perses se lèvent, et s'engagent vers la sortie, mon Maître dit: -Séléna, viens! alors que je ne savais pas si je devais rester au camp ou bien les suivre.
Nous nous dirigeons vers le camp des Egyptiens qui est vide mais les Perses ont dans l'idée qu'ils se trouvent sans doute dans les Appartements, nous faisons demi-tour pour emprunter le couloir menant aux Appartements, ils rentrent, je reste à la porte, malgré le fait qu'il n'y ai plus de gardes, quand Sogdianès m'appelle. Je rentre, je suis inquiète, ils font face aux Egyptiens, ces derniers étant assis sur un banc et mon Maître leur dit durement: -quand on veut parler à une esclave, on commence par se présenter à la communauté où elle se trouve et on demande l'autorisation à son Maître. Ensuite, si jamais vous touchez à l'un de ses cheveux, je vous tue. Un Egyptien tente une rebiffade que mon Maître pare en sortant une dague pour lui mettre sur la gorge, il a dit à mon Maître de se calmer ce qui n'a pas été du goût de ce dernier et avait sorti une dague si mes souvenirs sont exacts.
La dague, rangée, nous repartons, je n'ai pas regardé un seul Egyptien dans les yeux.
Nous rentrons au camp, où je prend ma place habituelle aux pieds de Sogdianès.
Je reste là, à les écouter, mais rien de ce qu'ils abordent ne m'intéresse. A l'heure du repas, je demande à parler à Sogdianès, nous allons à l'entrée de la tente.
-Seigneur, puis-je sortir du camp ou dois-je rester là?
Il croise les bras.
-Cela dépend, tu n'as rien à me dire?
J'hésite, ne sachant pas s'il parle de mon identité ou d'une faute que j'aurai commise et dont il aurait eu connaissance.
-Non, Seigneur.
-Très bien, alors tu peux y aller, mais ne me fais pas de coup dans le dos, sinon, la dague qui s'est trouvée sur la gorge de l'Egyptien tout à l'heure, pourrait fort bien se retrouver sur la tienne.
J'acquièse de la tête, me demandant pourquoi, d'un coup, il doute de ma confiance, j'aurai du lui révéler mon identité de suite, c'est vrai, mais j'ai faim, alors je vais aller me restaurer et lui raconterai tout cela ensuite.

Je pense qu'il serait de bon ton, de parler de tout cela à Ornicar, l'astrologue Perse, je rentre dans la taverne et le croise. Je demande à lui parler, il accepte, nous nous servons rapidement à manger, et quand je lui demande à quelle table il compte se restaurer, il me montre une table à droite, j'ai un coup dans le coeur, car à droite, il y a les Egyptiens, mais il me rassure et me dit qu'il rejoint la table à côté qui est peuplée de Perses, je pousse un soupir de soulagement et prend place parmis eux.
La grande prétresse Roudabeh, me demande qui je suis, car j'ai recouvré la mémoire normalement, grâce aux Grecs.
Je raconte, en occultant des détails, que je suis juste une humaine ayant voulue servir et protéger un Seigneur, et que je suis la messagère D'artémis, déesse de la Chasse.
Sur ce, je finis mon assiette, et parle à Ornicar.
Je lui dit que je ne suis pas ce qu'il pense car je suis humaine et juste la messagère d'une Déesse Artémis venant porter une missive à Sogdianès ainsi que devant rest quelques jours pour le servir et le protéger et qu'ensuite, je repartirai comme je suis venue.
Je pars, pour rentrer au camp, il est temps pour moi d'annoncer à mon Maître, qui je suis et pourquoi j'ai voulue rester pour le servir et le protéger, il y a de ça, trois jours.

Je parviens à la tente, non sans croiser des Egyptiens me regardant de travers, et m'asseois au sol près de mon Maître, il dort, cependant, il me faudra patienter pour lui raconter qui je suis.
Les Perses et autres personnes présentes prennent bien garde, de ne pas le réveiller et attendent son réveil, qui arrive un moment après.
Il se redresse, mais reste à moitié avachi sur le matelas, je demande à lui parler, pendant que de l'autre côté de la tente, démarre une autre conversation avec Autophradatès.
Je lui raconte que: -lorsque je suis sortie du camp, je me suis rendue à l'auberge afin de me restaurer et discuter avec Ornicar, ça n'a jamais été pour comploter contre vous Seigneur...
Il me coupe: -Tu n'as pas de compte à me rendre, je t'ai simplement prévenue tout à l'heure.
-Seigneur, j'ai été dans ma vie d'avant, la jeune femme périssant dans l'incendie du temple d'Artémis à Ephèse alors que je voulais sauver mon mari. La Déesse estimant que j'avais péri injustement m'a fait devenir sa messagère, et vous m'avez vu dans le passé, chaque fois qu'il y avait quelque chose à vous faire savoir. C'est tout, je partirai quand ma mission sera achevée, comme de par le passé...
Sogdianès se désintéresse de mon cas, et se retourne vers Autophradatès pour suivre la conversation. Je reste là, sans rien faire comme souvent...
Peu de temps ensuite, mon Maître se lève, s'habille comme pour partir au combat, je le suis: -Seigneur, puis-je venir avec vous? -Non, cela est trop dangereux. -Ce n'est pas grave, car même si je meurs, je reviens ensuite à la vie... Il hésite: -Viens alors. . Nous traversons l'Oasis, accompagné d'un autre Perse pour nous rendre à la porte de l'Oasis, cernée par les Immortels afin d'empêcher toute personne pouvant être responsable du décès du Roi Alexandre le Grand, afin de parler au leader des Immortels, mais les gardes refusent de me laisser passer, mon Maître ne s'est apperçu de rien et avance avec l'autre Perse. Je dis aux gardes que je dois suivre mon Maître, ils me laissent passer, je rejoins donc les hommes. Le leader des Immortels demande à Sogdianès qui je suis, qui lui répond: -mon esclave! . Le Perse n'est pas d'accord sur ma présence et le fait savoir: -elle n'est pas de notre faction! Sogdianès déclare: -et tu veux faire comment pour empêcher la messagère d'une Déesse d'aller là où elle le désire? . Le débat se clôt et ils entâment leur discussion, j'écoute en silence mais je suis un tombeau, jamais je ne répèterai à quiconque une conversation à laquelle mon Seigneur et Maître aurait pris part. Ils négocient un délai jusqu'au lendemain matin pour livrer le coupable de la mort du Grand Roi mais que d'ici là, il n'y aura aucun combat entre eux.
Nous repartons, arrivés dans la cour principale, le corps d'Alexandre est ammené sur un brancard, plus un bruit n'a lieu, comme pour un dernier hommage, je me sens triste mais je ne peux rien y faire.
La grande prétresse célèbre cet hommage, demandé par les Egyptiens, je la regarde bizarrement, tout en regardant où se trouve mon Maître, quelque chose me dérange, mais je ne parviens pas à saisir ce que cela peut-être. Je rejoind Sogdianès, il discute avec un Grec, apparement, il pourrait y avoir du grabuge entre les Grecs et la phalange, et il faut protéger les princesses, dont Sogdianès obtient la responsabilité, nous allons, les princesses, Sogdianès, Autophradatès et moi-même dans un salon, où, pour une fois, je peux prendre place près de mon Maître sur le banc.
J'apprend que des reliques ont été dérobées, je propose à mon Maître de fouiller chez les Egyptiens pour commencer mais il refuse car ce qu'il doit privilégier c'est de trouver le coupable du meutre du Roi, rien d'autre.
Je lui suggère de commencer par questionner les herboristes, mais il déclare qu'il y en a trop, alors, je demande à disposer et vais mener mon enquête.
Je commence par me renseigner, pour connaître le nombre et noms des herboristes, on m'apprend qu'ils sont trois. Une femme, vêtue de bleu, hum, oui, j'aurai du m'en douter... Un homme vêtu de bleu également, de mieux en mieux, je les ai souvent apperçu discutant... Et le troisième, personne ne semble le connaître, ou personne ne veut me répondre.
Je me dirige vers la femme, et lui demande à voix basse, si elle serait capable de fabriquer du poison, car je souhaite éliminer quelqu'un... Elle me dit qu'elle ne peux pas faire ça, qu'elle en est incapable mais me demande qui je veux tuer; je dissimule un sourire et dit: -vous ne pouvez pas m'aider, alors je n'ai pas à vous le dire. Sur ce, je tourne les talons et cherche le second herboriste, il accepte de me parler à l'écart, quand une personne arrive rapidement et lui parle à l'oreille, je soupçonne une quelconque mise en garde à mon sujet, mais fais comme si rien n'avait eu lieu, évidemment, tout comme la femme, il est incapable de faire du poison, je n'y crois pas, mais je n'ai rien qui me permette de l'accuser.
Je vais porter mes renseignements à mon Maître, Autophradatès, me voyant arriver, me cède la place près de Sogdianès. Je leur raconte, qu'il n'y a que trois herboristes dans l'Oasis, et que deux d'entres eux, m'affirment qu'ils ne savent pas le faire, mais cependant, j'ajoute que j'ignore qui est le dernier.
La nuit étant tombée depuis un moment, et n'avançant pas dans son enquête, le Seigneur Sogdianès part dormir, j'attend encore un peu, discutant avec autophradatès pour les herboristes puis vais me coucher à mon tour.

Au petit jour, me rendant à l'auberge pour quérir mon petit déjeuner, j'ai la stupeur d'apprendre, par l'architecte Perse que 7 meutres ont eu lieu cette nuit. Dont les Perses Amidméphès et Ornicar.
Bien, ou plutôt, tout va mal, mon Maître doit livrer un coupable ce midi, et il n'a pas la moindre piste. Je décide d'aller parler à Amidméphès et Ornicar dans le monde des Morts. Il y a plein de personnes au salon, je vais disparaitre de cet endroit, peu m'importe ce qu'ils penseront, au moins, cela montrera que bien qu'étant humaine, j'ai certains pouvoirs.... Et apparait dans les monde des Limbes, tout est recouvert de toiles d'araignées, et les défunts errant se déplacent lentement en poussant des râles. Je constate aussi que le médecin officiant mon recouvrement de mémoire est décédé également.
Ah, voilà Amidméphès: -Je viens vous parler, car je voudrai savoir qui vous a tué? -... -Bon, et qu'aviez-vous découvert avant de mourir? -Le fakir... le fakirrr, il nous a trahis, tous trahis... -Qu'à t-il fait? -...Tué son ami et volé l'âme d' Alexandre... Trahison... Je me dirige ensuite vers Ornicar, tout en prenant soin, depuis que je suis arrivée, de ne rien toucher. Je tente de lui parler, mais ne comprend rien de ce qu'il raconte, de plus, l'officiant Grec s'avance lentement, vers moi, mais surement, une lourde pierre à la main en poussant des râles presques inhumains, d'ailleurs ils ne le sont plus, paix à leurs âmes, cependant ça devient angoissant, et je ne veux pas mourir dans ce monde-là, alors je retourne dans le monde des vivants et ré-apparait brutalement dans un bruit de tonnerre au petit salon, où discutait paisiblement le Conseil avant que je ne rende visite aux Morts.
Un soldat du Conseil, qui n'est pas terminé, dit: -C'est n'importe quoi ici, les gens disparaissent et apparaissent comme ils veulent et tout le monde trouve cela normal! Un homme inquiet, s'enhardi à poser le doigt sur mon bras, afin de vérifier si je ne suis pas une illusion, quant à mon Maître, il est également présent et me regarde avec insistance, je lui rend son regard, et vais vers lui pour demander à lui parler. Il m'entraine à l'écart: -Seigneur, je reviens du royaume des Morts, j'ai parlé à Amidméphès et... Il va parler à une personne du Conseil et revient vers moi. -Donc, tu as pu parlé à Amidmèphès? -Oui, il a dit que le fakir nous avait tous trahis, qu'il avait tué son ami et volé l'âme d'Alexandre.
Sogdianès demande à quelques personnes de le suivre, il me donne l'ordre de venir et nous dirigeons à grands pas rapides vers le camp des Indiens.

Nous y arrivons, et il appelle Poros, il lui parle et rentre sous la tente, il m'appelle: -Séléna d'autres personnes se regroupent autour des tentes, j'avance et rentre sous la tente. -Répètes-nous ce que tu m'a dit! Je me demande si Poros et les autres vont me croire, croire une esclave en apparence car peu de personnes savent qui je suis en fait... Je respire et: -Amidméphès m'a déclaré que le fakir nous avait tous trahis, qu'il avait tué son ami et volé l'âme d' Alexandre. -Rien d'autre? -Non, Seigneur. Sogdianès fait emmener les autres Indiens au Conseil. Nous repartons aussi vite que nous sommes venus pour vite chez les Indiens à nouveau,car Sogdianès a appris que l'âme d'Alexandre serait matérialisée par un insecte. Arrivés là-haut, il jette un oeil dans une souche, pour y voir un insecte caché dans le fond.
Il sera enveloppé soigneusement et descendu par la grande prétresse Perse dans la cour au niveau du campement des Egyptiens, où elle tentera un rituel, avec l'aide de deux prêtres pour savoir si c'est bien là, l'âme d'Alexandre, ou une vulgaire supercherie. Malheureusement, pour que ce soit l'âme d'Alexandre, un signe aurait du se passer et rien n'a bougé, c'était donc le mauvais insecte.
Mon Maître m'a regardé et m'a fait signe de le suivre, nous sommes retournés au Conseil, et après un échange de questions/réponses avec les Indiens, nous remontons à leur campement, je suis obligée, comme beaucoup d'autres personnes de rester à l'entrée, sous l'oeil des deux gardes, si j'avais voulue, j'aurai pu les forcer à me laisser entrer mais je m'en suis gardée.
Des médecins, prêtres, sont allés acompagnés de mon Maître sous la tente qui loge le cadavre du fakir, pour procédé à une autopsie, ils y trouveront à nouveau un insecte, qui cette fois, sera amené devant le Conseil, cette fois, ce ne sera que l'insecte qui a servit à empoisonner Alexandre.
Perdicas est alors arrêté, un coffre a été trouvé sur son lit, il est questionné, pendant que les Immortels, pénètrent dans l'Oasis, pour avoir un coupable, le coupable!
Sogdianès va à leur rencontre, je le suis de près, pressentant un danger. Le meneur des Immortels demande un nom, mon Maître lui annonce qu'il a échoué dans son enquête, et un duel éclate, je me poste devant Sogdianès, puis je m'en écarte, tremblant durant tout le combat que je vois, comme tous les autres personnes présentes dans l'Oasis, pour mon Maître, mais il gagne sans peine le duel, ainsi que le respect des autres Immortels qui le reconnaissent comme leur chef.
Quant à Perdicas, après avoir parlé et demandé l'autorisation à mon Seigneur et Maître, d'aider les soldats dans leur interrogatoire, je m'approche de lui, lève la main droite et dit: -Par le pouvoir de forces éternelles qui te dépassent, parles! Puis je le laisse aux mains des soldats.
La phalange Grecque demande qui sera l'héritier du trône, Sogdianès répond, que dans un premier temps, ce sera une reine puis ce sera le tour d'Héraclès. La phalange est satisfaite et saluent la Reine en s'inclinant."

Voilà, le journal de Séléna est achevé, j'ai surement omis des détails, mais si infîmes que leur absence ne perturbera pas la lecture.

Comme objectifs, je devais découvrir mon identité, protéger et servir Sogdianès et résoudre la missive que je portais, j'ai échoué dans ce dernier, car la prétresse Perse a plus ou moins joué contre moi, et refusait de me révêler quoi que ce soit, en disant que ça concernait un couple, qui devait être présent à la révélation du message, alors qu'au final, le message permettait à Sogdianès d'avoir accès à des infos par mon biais.

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Portrait de NoNo

Caitline a écrit :

Mon récit est achevé, bonne lecture à ceux qui auront envie de le lire. Wink

Il faut encore que j'arrive à y inclure les images que la miss souhaite, mais il y a un soucis ces derniers jours....

Portrait de Fanfan

bon ben va falloir que je m'arrache pour en faire un aussi cool

Narr'Havas l'Esthète, fils de Baal'ek, 20/22 août 2010

Portrait de Caitline

Mon récit est achevé, bonne lecture à ceux qui auront envie de le lire. Wink

GN 5ème Siècle Aube le dernier espoir 2010: Brunhild, petite soeur de la Matriarche Greta.

Semi-Gn Camarilla Nancy: Nosferatu nommé: " Le Morveux"

GN Antique Alter Ego 2009: Dernier Oasis avant Babylone: Selena, esclave grecque de Sogdianès.

Portrait de NoNo

Je me suis permit de créer un post "indépendant" de ce résumé...
J'espère ne pas mettre trop planter sur les photos que j'ai insérés dans le post